Chapitre I – Contrats de travail
Dispositions générales
CDD (Contrats à Durée Déterminée)
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Interdits sauf exceptions :
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Surcroît temporaire d’activité
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Remplacement d’un employé
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Travaux saisonniers ou de nature exceptionnelle (Article 4-6).
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Transformation automatique :
Si l’employé continue à travailler après expiration du CDD, il est transformé en CDI avec ancienneté conservée (Article 17).
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Temps partiel autorisé pour CDI ou CDD (Article 2-94 nouveau).
Chapitre II – Interdiction de la sous-traitance
Dispositions clés
Sanctions pénales (Article 29)
Exception : Contrats de prestation de services/travaux (Article 30)
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Conditions de validité :
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Expertise professionnelle ou spécialisation technique requise.
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Prestations non liées à l’activité principale et permanente du bénéficiaire.
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Salariés non sous l’autorité du bénéficiaire.
Protection des travailleurs sous-traités
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Application du régime sectoriel du bénéficiaire si absent chez le prestataire (Article 30 ter).
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Garantie financière obligatoire pour salaires et cotisations (Article 30 quater).
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Recours direct possible contre le bénéficiaire par l’employé ou les caisses sociales (Article 30 quinquies).
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Responsabilité solidaire de tous les intervenants (Article 30 sexies).
Chapitre III – Sanctions
Chapitre IV – Dispositions transitoires
Conversion automatique des CDD en CDI
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Conversion obligatoire :
Les contrats à durée déterminée (CDD) non conformes aux exceptions du nouvel Article 6-4 sont automatiquement transformés en CDI, indépendamment de leur date d’échéance initiale.
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Champ d’application :
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Ancienneté :
L’ancienneté acquise sous CDD est intégrée à l’ancienneté générale si :
Période d’essai des contrats existants
Intégration des salariés sous-traités
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Bénéficiaires :
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Salariés en prêt de main-d’œuvre (interdit par l’Article 28 nouveau).
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Agents permanents des entreprises publiques (industrielles, commerciales, agricoles).
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Effet :
Ils sont automatiquement titularisés dans l’entreprise bénéficiaire dès l’entrée en vigueur de la loi.
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Ancienneté :
Conservée si relation régulière avec l’entreprise bénéficiaire (sans interruptions >1 an).
Réintégration des licenciés (6 mars 2024 → entrée en vigueur)
Mise en conformité des entreprises